REDIP, Revista Digital de Investigación y Postgrado, E-ISSN: 2665-038X
Relation entre l’enfant atteint de TDAH et l’environnement familial : une revue systématique
des ordres parentaux. Cela, à son tour, génère des procédures disciplinaires coercitives et inconscientes
de la part des parents, tout en déclenchant une compréhension négative de leurs propres rôles pa-
rentaux. C'est pourquoi il est difficile d'identifier un style parental unidirectionnel et unique dans les
familles qui ont des enfants avec TDAH. De fait, on peut observer beaucoup de types de réactions
émotionnelles face à un diagnostic, comme la désapprobation du trouble, le rejet de la responsabilité
de le prendre en charge et l'attribuer à une mauvaise pratique de la part des divers spécialistes (typi-
que d'un schéma de parentalité permissif) ou une surprotection marquée qui enlève l'autonomie de
quelqu'un affecté par cette pathologie en termes de son développement maturatif (Romero, 2022).
Castiblanco et al. (2020) montrent dans leur étude comment le comportement immature et dysfonc-
tionnel des parents affecte le développement des situations relationnelles ainsi que la dynamique fa-
miliale, cet effet restant latent dans les résultats après l'application de l'Instrument Apgar Familial.
Les facteurs de risque associés à l'évolution du TDAH sont multiples. De plus, il est probable que dif-
férentes variables interagissent, entraînant une évolution positive ou négative des symptômes du
trouble. Cependant, dans ce cas, l'environnement familial (en particulier la famille nucléaire) impacte
négativement le développement de l'enfant et ses symptômes, constituant ainsi des facteurs qui af-
fectent la sévérité du TDAH (Segura, 2019).
En s’appuyant sur ces idées, Patiño et Martínez (2020) ont étudié comment ces influences familiales
affectaient un cas spécifique, en réfléchissant à la manière dont les difficultés éducatives découlant
du fait d’avoir un enfant avec un TDAH impactaient l’environnement immédiat, générant des désa-
justements et des déséquilibres entre tous les membres de la famille nucléaire. Cela s’explique par la
méconnaissance de l’inefficacité des pratiques éducatives traditionnelles pour canaliser le comporte-
ment de ces enfants. Par conséquent, un ajustement insuffisant des styles parentaux aux besoins de
l’enfant avec un TDAH amène les parents à ressentir de la culpabilité face aux revers et aux tentatives
infructueuses de contrôler le comportement de leur enfant. De plus, cette pratique parentale dysfonc-
tionnelle aggrave la symptomatologie du trouble, entravant l’établissement de relations sociales de
l’enfant avec ses pairs, car le style parental négatif fournit un modèle de socialisation inadapté. Ce
mécanisme, résultant d’une psychopathologie familiale dans laquelle les membres sont submergés
par le désespoir ou la frustration, a un effet direct sur les manifestations comportementales disruptives
et antisociales de l’enfant, lesquelles s’aggravent de manière réciproque. En résumé, les compétences
parentales interfèrent significativement dans l’étiopathogénie du TDAH chez l’enfant, et si le compor-
tement provocateur lié au TDAH affecte négativement l’état émotionnel des parents, ces problèmes
comportementaux chez l’enfant peuvent être atténués en améliorant les compétences parentales.
Pour Patiño et Martínez (2020), la manière d’aborder le style éducatif devient l’un des meilleurs pré-
dicteurs du pronostic du TDAH, en distinguant le rôle passif ou actif que le parent assume dans une
situation stressante ou menaçante. Par conséquent, pour évaluer l’impact sur la famille d’avoir un en-
fant avec un TDAH, l’attention doit se centrer non seulement sur l’âge, le sexe, la symptomatologie
centrale et la comorbidité de la présentation clinique de la personne atteinte, mais aussi sur les apti-
tudes et capacités des parents à gérer le trouble, leur style éducatif et les attentes générées par leur
rôle parental, tous ces facteurs étant déterminants pour qu’ils éprouvent anxiété, stress, culpabilité,
dépression et insatisfaction (Patiño & Martínez, 2020).
En plus de l'inadéquation des styles parentaux permissifs ou autoritaires, Freitas et al. (2019) ajoutent
l'influence de la santé mentale des parents comme un déterminant significatif de l'évolution clinique
du TDAH. Selon eux, une faible estime de soi et les sentiments de culpabilité ont des répercussions
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