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174 María Auxiliadora Campos Medina
En outre, les compétences sociales, notamment la communication efficace et la capacité de tra-
vailler en équipe, dans un contexte de communautés numériques et de la disruption de l'intelli-
gence artificielle, deviennent des outils essentiels pour la production de connaissances et la
résolution de conflits par une réflexion collective. Ainsi, chaque membre brillera de manière unique
grâce à ses compétences révélées dans les environnements virtuels d'apprentissage et les réseaux
sociaux, où la coopération, l'empathie et la synergie sont essentielles.
Intervieweuse : Selon votre dernier ouvrage, la gestion émotionnelle contribue à un haut rendement
et à la satisfaction. Quels traits de personnalité facilitent ou entravent ce processus ?
Dr. Goleman : Il est important de souligner que, en ce qui concerne les traits de personnalité, les
personnes extraverties ont tendance à être plus sociables et à évoluer au sein de groupes, ce qui
constitue une opportunité précieuse pour développer des compétences sociales telles que la
communication, l'empathie et la maîtrise des émotions d'autrui. En revanche, les personnes su-
jettes à la névrose rencontrent souvent des difficultés dans la gestion de leur monde émotionnel.
Elles éprouvent des sentiments d'anxiété, de tristesse, de colère et d'irritabilité de manière plus
intense, ce qui les rend plus sensibles aux stimuli stressants et, par conséquent, entraîne des conflits
interpersonnels et une faible tolérance à la frustration.
De même, les personnes dotées d'une pensée flexible possèdent la capacité de s'adapter aux pé-
riodes d'incertitude, aux transitions de la vie, tant internes qu'environnementales, comme les bou-
leversements liés à l'intelligence artificielle. Comme je l'évoque dans cette publication, l'intelligence
artificielle n'est pas statique : elle peut évoluer indépendamment de la personnalité. Une gestion
émotionnelle plus efficace conduit à un meilleur rendement et à une satisfaction personnelle ac-
crue, perçue comme le sentiment d'avoir vécu une journée productive et significative, caractérisée
par une gestion appropriée des émotions pour maintenir un équilibre entre performance et bien-
être personnel.
Entrevistadora : Dans le domaine organisationnel, comment gérer les émotions dans un monde
dominé par l’hypertechnologie, où la communication empathique est presque inexistante ?
Dr. Goleman : L'empathie est indispensable pour une vie professionnelle optimale et productive.
Ainsi, je dois préciser qu'il existe trois types de connexion émotionnelle avec autrui : la cognitive,
traduite comme la capacité de comprendre ce que ressent et pense l'interlocuteur. La suivante
est l'émotionnelle, dont la pratique conduit à ressentir ce que vit l'autre personne, car les circuits
neuronaux reflètent les émotions de la personne avec qui l'on interagit, ce qui constitue un trans-
fert d'émotions. Cependant, il doit y avoir une prise de conscience que ces émotions ne nous ap-
partiennent pas. La troisième empathie est la compréhensive, qui, en pratique, consiste à agir
avec compassion, à apporter un soutien dans des situations de conflit et d'urgence.
Ainsi, selon tout ce qui a été exposé, l'empathie contribue à la productivité car elle permet un
comportement plus conforme à la dichotomie raison-émotion, évite les conflits et constitue un
pont pour une communication ouverte et efficace. Cela favorise un climat organisationnel plus